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Comme la plupart des communes de Bretagne, les sentiers et les routes de Lauzach sont bordées de calvaires. Quelques-uns ont été déplacés, d'autres ont sans doute disparu.
 
Le calvaire situé à la sortie du bourg, route du Gorvello ne figure pas dans le diaporama. Il est en effet en béton et ne présente aucun intérêt. Par contre le piédestal mérite l'attention : une pierre verticale semble être le dernier élément existant du calvaire d'origine. De même que ne figure pas le calvaire monumental dominant le cimetière actuel qui n'a aucun intérêt historique ou architectural.
 
Pourquoi autant de calvaires au bord des routes bretonnes ? On est tenté de répondre qu'ils sont les témoins de la foi des bretons : le images d'Epinal les représentent en prière au pied des calvaires, couvre-chef et chapelet à la main. Si on ne peut éliminer cette hypothèse, elle n'est pas suffisante. 
 
Certains de ces monuments, construits au XXème siècle, sont des souvenirs des missions, périodes marquées par des confessions massives, par de nombreux offices au cours desquels intervenaient des prédicateurs qui agitaient le spectre de l'enfer pour tous ceux qui étaient supposés ne pas suivre le droit chemin. Les Pères Capucins de Lorient et les missionnaires diocésains étient des maîtres en la matière.
 
Il est difficile de retracer l'histoire des calvaires les plus anciens. Mais on peut penser que beaucoup d'entre eux étaient des monuments commémoratifs. Ils étaient à l'endroit où s'était produit un évènement exceptionnel, tel qu'un décès accidentel : foudre, chute de cheval, brigandage, chouannerie etc... Pour preuve des communes comme Theix ou Sainte-Anne d'Auray, Plumergat qui possèdent des "Croix du Bleu", monument érigé à la mémoire de soldats de la République tués par la Chouannerie au moment de la Révolution. Ces croix sont encore souvent fleurieset, autrefois, on leur attribuait des pouvoirs quasi miraculeux.
 
A Theix il existe un calvaire érigé au XXème siècle par une famille, à l'endroit où le père s'était tué à cheval en franchissant untalus.
 
De nos jours encore, il n'est pas rare de voir au bord des routes des stèles ou des croix érigées là où un proche ou une personne proche ou célèbre a perdu la vie.
 
Disons, en conclusion, que nos calvaires étaient certainement une invitation au recueillement, mais que beaucoup avaient un caractère commémoratif.